Archives: avril 2014

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Votre Cave à rhum : du Diplomatico Reserva Exclusiva au Caroni 1996

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Et oui ! On peut être une cave à vin et vendre également du rhum (et d’autres spiritueux d’ailleurs, mais nous en parlerons plus tard). Il y en a pour tous les goûts, des rhums agricoles aux rhums traditionnels, des plus secs aux plus gourmands…

C’est quoi un rhum traditionnel ?

Les rhums dits « traditionnels » sont élaborés à partir de mélasse de canne à sucre : un sirop issu de résidu de canne à sucre. Ils peuvent être aussi confectionnés à partir de miel de canne : du jus de canne chauffé jusqu’à sa cristallisation. Ces deux matières premières sont donc distillées pour faire du rhum traditionnel, originaire des anciennes colonies espagnols et anglaises.

C’est quoi un rhum agricole ?

Le rhum agricole est élaboré à partir de jus de canne à sucre. Ce jus est ensuite distillé. Il est originaire des Antilles françaises. A noter que seule l’île de la Martinique peut revendiquer l’AOC « rhum agricole » sur ses bouteilles (JM, Neisson, Clément, La Mauny, HSE…).

Du rhum gourmand et fruité au rhum puissant et sec

Trop peu de gens le savent, mais le rhum est un produit complexe et varié. Il y en a donc pour tous les goûts.

Pour découvrir : la cuvée Caraïbes de la Compagnie des Indes, rhum traditionnel aux notes de fruits exotiques avec une belle rondeur en bouche. Gourmand et léger. Sur des notes un peu plus torréfiées et caramélisées, le Diplomatico Reserva Exclusiva, rhum colombien bien connu des amateurs, saura convertir les non initiés. L’Angostura 1919 de Trinidad, dans le même registre, sera une belle découverte.

Pour s’évader : Le rhum mauricien New Grove 5 ans avec son aromatique mentholé et poivré, propre au terroir de l’île est plein de surprise. Le Centenario 20 ans, grand rhum costaricain, composé de rhums âgés jusqu’à 20 ans, offre déjà une belle complexité aromatique, de la puissance et de la longueur en bouche vanillée/caramélisée. Le Caroni 12 ans, de Trinidad, est issu d’une distillerie qui a fermé ses portes. Au nez, des notes fumées, pétrolées, tourbées qui sont la signature de ce grand rhum ! On adore !

Pour méditer : Dans le cercle des grands rhums, le Santa Teresa 1796 possède indéniablement une place autour de la table. Issu de deux types de distillation différentes (continue et discontinue), cette cuvée est un équilibre entre puissance et finesse. La maturation en ancien fût de cognac lui confère de subtiles notes d’agrume confit et de fruits secs. Le Botran Solera 1893 du Guatemala est pour sa part composé pour moitié de rhums vieux de 18 ans ! Sa maturation est perfectionniste avec un passage dans 4 fûts différents : bourbon neuf, bourbon brûlé, Xeres et enfin Porto. Le Caroni 1996 est un rhum traditionnel hallucinant : 17 ans de vieillissement pour une part des anges de 80% ! Autrement dit, il ne reste que 20% du distillat de départ (soit 3910 bouteilles), le reste s’est évaporé. Ce vieillissement intense du au climat tropical permet la création d’un rhum aboutit, unique et rare. Des notes d’agrume confit, de bois noble, d’eau de noix de coco et bien plus de choses encore. On est dans l’ordre du divin. Pour terminer, Rhum Rhum, une cuvée distillée dans la distillerie Bielle par l’illustre maison Velier. Les rhums agricoles sont réalisés à partir de jus de canne, on l’a vu un peu plus haut, mais très rares sont ceux élaborés avec 100% de jus. C’est le cas de cette cuvée de rhum blanc distillée dans un alambic charentais (distillation discontinue). Un grand rhum de dégustation qui fait la part belle à la matière première et aux arômes exotiques persistants.

Tous ces rhums sont à retrouver dans la Cave à rhum des Caves de Reuilly, avec, on vous le promet, plus de rhums agricoles (vieux) à venir dans les prochaines semaines !

Bonne dégustation !

 

 

 

 

 

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Le coup de coeur du mois #2 : le domaine Binet-Jacquet

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Ce mois-ci, nous restons dans le sud de la France. C’est surement cet été précoce qui nous fait penser « soleil » ! Un soleil languedocien qui brille sur l’appellation Faugères, et plus précisément sur le domaine Binet x Jacquet.

Un domaine créé de toute pièce

Quand nous l’avons rencontré le mois dernier, Pierre Jacquet (un vigneron sympathique et souriant au physique de rugbyman) est revenu sur la création du domaine avec son compère Olivier Binet. C’était à la fin des années 90. Après avoir acquis quelques parcelles, il décidèrent de les cultiver en agriculture biodynamique. Comme le dit Pierre Jacquet, « même si ça ne marche pas, ça ne peut pas faire de mal ». Après un long travail de plantation de pieds (grenache, carignan, syrah, mourvèdre, cinsault), le premier millésime voit le jour en 2006. Nous ne l’avons pas gouté, mais nous avons pu déguster les 2010, 2011 et 2012. Le verdict est sans appel : nous sommes face à de grands vins !

Le grand terroir de Faugères

Si les vins du domaine Binet Jacquet sont excellents, c’est grâce aux méthodes de travail qualitatives et grâce à un grand terroir. Ce terroir est principalement composé d’un sous-sol de schistes. Cette roche mère que l’on trouve sur les appellations prestigieuses du Rhône nord : Cornas, Côte-Rôtie ou encore Hermitage. Dans le verre, ce sol a pour particularité d’amener de la fraicheur et des notes minérales salines en fin de bouche.

Un vin naturel, vivant

Concernant les vinifications, les deux acolytes sont peu interventionnistes. macérations longues et élevage en vieux fûts pour donner naissance à des vins fins, droits et digestes. Les doses minimes de dioxyde de souffre (moins de 20 mg de S02 total pour chaque cuvée) y sont également pour quelque chose. 3 cuvées sont disponibles aux Caves de Reuilly :

Faugères Tradition 2012 : une belle entrée en matière. Des fruits noirs, un joli touché de bouche soyeux et de la fraicheur.  4 cépages : grenache, syrah, carignan et cinsault. Élevage cuve.

Faugères Réserve 2011 : un grand vin, droit, fin mais puissant avec une belle fraicheur en finale. A l’opposé des vins bodybuildés que l’on peut trouver dans la région. Est-on vraiment dans le Languedoc ?! 4 cépages : grenache, syrah, mourvèdre, carignan. 24 mois d’élevage en vieilles barriques.

Faugères Grande Réserve 2011 : encore un peu jeune bien sûr, mais il offre déjà beaucoup de choses. Une grande complexité aromatique au nez et en bouche, la même droiture que sur les cuvées précédentes avec plus de longueur en bouche. Toujours 4 cépages : le mourvèdre et le grenache sont nettement majoritaires, syrah et carignan complètent l’assemblage. 24 mois d’élevage en barriques, dont 20% de neuves.

Ces trois cuvées du domaine Binet Jacquet sont disponibles aux Caves de Reuilly, à emporter ou sur place dans notre bar à vin.

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Hep Caviste, pourquoi ya du gaz dans mon vin ?

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Voilà une question qui revient de temps en temps aux Caves de Reuilly. Si vous avez acheté une bière ou un vin pétillant : pas de problème, c’est le but escompté ! En revanche, si votre vin (rouge, rosé ou blanc) était supposé être tranquille, c’est-à-dire non pétillant, cela peut paraître bizarre…

Pas d’inquiétude, c’est une volonté du vigneron !

Comme vous le savez, les producteurs de vin naturel utilisent peu ou pas de sulfites (dioxyde de souffre) pendant les différentes étapes de l’élaboration de leurs vins. Le dioxyde de souffre, c’est l’intrant qui permet notamment de protéger le vin contre l’oxydation. Pour en utiliser le moins possible, certains vignerons ont fait le choix de laisser un peu de gaz issu de la fermentation alcoolique dans leur vin (Laurent Herlin, Domaine du Picatier, Domaine de la Sorga…). Ce gaz carbonique naturel remplace donc le dioxyde de souffre dans son rôle d’antioxydant. C’est donc une démarche qualitative.

A consommer avec ou sans gaz…

Personnellement, je n’éprouve pas de plaisir à boire ce type de vin en gardant le gaz. Je le fais donc sortir en carafant le nectar divin ou en secouant un peu la bouteille (en ayant pris soin bien sûr d’y remettre le bouchon ;) ) quand je suis plus pressé. Mais certains vignerons comme Anthony Tortul, du domaine de la Sorga (Languedoc et Sud-Ouest), nous ont expliqué qu’ils préfèrent boire le vin tel quel, considérant que le gaz ramène un peu de fraicheur dans la boisson.

Maintenant que vous savez pourquoi il y a du gaz dans votre vin, gardez-le ou pas ! Dans tous les cas, lors de votre passage aux Caves de Reuilly, nous vous prévenons si le vin que vous choisissez en contient, évidemment.