Author Archives: admin

whisky

Coup de coeur du mois #8 : les whiskys, d’Ecosse et d’ailleurs

Posted on

Parlons bien, parlons malt ! Aujourd’hui, le whisky n’est plus seulement écossais. Il est japonais, français, australien et même suédois. Ces pays proposent déjà des whiskys qui n’ont rien à envier à ceux de leur grand frère écossais. Passage en revue de quelques cuvées qui nous ont mis des petites ou des grandes claques !

Amateurs de whisky non tourbé : de Michel Couvreur à Hibiki

Soyons chauvins, parlons de malt français, avec le Domaine des Hautes Glaces, jeune distillerie artisanale installée en Savoie. Culture biologique d’orge autour de la distillerie, gestion de l’ensemble du processus de production et élevage en vieux fûts de chêne français pour de pas « marquer » le spiritueux : tels sont les ingrédients d’un « whisky de terroir » avec la cuvée Les Moissons.

Autre maison, franco-belge cette fois, avec les whiskys Michel Couvreur. Certes, les distillats proviennent d’Écosse, mais l’élevage se fait en Bourgogne, à Bouze-lès-Beaunes. A gouter : Clearach (notes de caramel beurre salé, rond, gras…) et Clearach Vin Jaune (élevage en fût de vin jaune de chez Stéphane Tissot pour une complexité folle, seulement 1600 quilles…)

La Suède avec la jeune distillerie Macmyra, et sa cuvée Brusks. Un whisky fin, floral, tendu, frais, où la matière première est bien mise en avant avec de jolies notes maltées.

L’Australie…L’Australie ?! Vraiment ? Et oui, avec sa distillerie tasmanienne Hellyers road, et sa cuvée Roaring 40′s, élaborée à partir d’orge locale et élevée en fûts de bourbon. Le résultat est bluffant : un whisky crémeux, tendre, fruité, parfait pour ceux qui aiment boire un spiritueux en apéritif.

Et comment ne pas évoquer le Japon ?! Chez Nikka, le blend de très haut standing Coffey Grain ou les singles malts de Miyagykio sont des alcools délicats et accessibles pour les non-initiés. Avec une touche de finesse et de complexité supplémentaire, les distilleries Hibiki et Yamazaki produisent des cuvées très recherchées sans mention d’âge « non age » ( Japonese Harmony et Distiller’s reserve ). Le Hibiki 12 ans nous a aussi bluffé par sa douceur, sa fraicheur et sa complexité, à un tarif encore accessible. 

Pour les bouffeurs de tourbe : d’Hakushu à Octomore ! 

On commence en douceur avec la distillerie japonaise Hakushu, et sa cuvée Distiller’s reserve, où la tourbe à peine perceptible amène une légère touche fumée en finale. A l’opposé, le Yoichi 10 ans propose une tourbe plus massive, plus cendrée, dans un style « islaysien ».

En écosse, gros coup de cœur pour les distillats de Springbank, sur la presqu’île de Campbeltown. Une entreprise familiale modèle, où tout est réalisé sur place, du maltage de l’orge jusqu’à la mise en bouteille. Une version Springbank 10 ans, permet de découvrir le style local, jusqu’à une version 18 ans, qui a tout d’un grand whisky : palette aromatique à faire s’évanouir un parfumeur, longueur en bouche et fraicheur salivante en finale.

Pour terminer ce passage en revue, partons prendre une grande baffe, un revers, voire même un uppercut ! Bruichladdish, distillerie devenue mythique pour avoir mis au monde Octomore, le whisky le plus tourbé au monde. Un whisky est considéré comme très tourbé à partir de 35 ppm. Octomore 6.1 en affiche 167. Octomore 6.3, réalisé à partir d’orge locale d’Islay, en affiche 258 ! On s’attend à lécher un cendrier mais non, la tourbe est parfaitement intégrée et on sent à peine les 60 volts distribués par ce nectar.

Tous ces whiskys nous ont particulièrement marqués et sont à retrouver parmi la gamme des Caves de Reuilly.

 

 

antoinejardin

Coup de coeur du mois #7 : le domaine du Collier à Saumur

Posted on

Pour les non-initiés, les vins du saumurois se résument souvent à des petits rouges acidulés et à

Château de Saumur

des blancs pétillants pourvoyeurs d’aigreurs et de maux de tête assassins. Votre caviste vous dit STOP ! Chez les bons vignerons, Saumur est un grand terroir, tant en blanc qu’en rouge. Difficile à croire, je l’admets. Mais il y a aujourd’hui beaucoup de vignerons qui sortent du lot : Sebastien Bobinet, Antoine Sanzay, Sylvain Dittière,…pour ne citer que quelques noms. Néanmoins, il y a certains vignerons qui sortent un peu plus de ce lot, la crème de la crème en somme. Et j’ai nommé : Antoine Foucault !

Les chiens de font pas des chats

Foucault, Foucault, ce nom m’est familié…Foucault dans le saumurois, c’est une institution ! Les frères Foucault, vignerons du Clos Rougeard, produisent tout simplement un des plus grands rouges de Loire, si ce n’est le plus grand. Antoine, n’est autre que le fils d’un des frères. Un enfant de la balle qui a fait son trou (désolé pour celle-là…). Pour y arriver, pas de pesticides, pas d’insecticides, rendements faibles, levures indigènes, élevages longs et sulfites en dose homéopathique. Tels sont les ingrédients pour faire de grands vins.

Le domaine du Collier : 2 jolis rouges et 2 grands blancs

Forcément, un passage au domaine était inévitable. L’accueil fut à la hauteur des vins. Après dégustation des blancs 2012 et 2013 sur fûts (dans une cave sublime du 14ème siècle creusée à la main dans le tuffeau), nous avons gouté les rouges en prenant l’apéro au soleil.

Les rouges :

- Cuvée Domaine 2011 : 100% cabernet-franc. Un vin frais, tendu, sur de belles notes de fruits rouges frais. Un vin gourmand, élégant et fin.

- La Charpenterie 2011 : 100% cabernet-franc. Vieilles vignes. De la matière, de la puissance, des tanins déjà relativement tendres. Une cuvée de garde, à oublier 5 à 10 ans en cave pour qu’elle exprime tout son potentiel.

Les blancs :

- Cuvée Domaine 2011: 100% chenin. Un vin vif, droit, ciselé, pur, aux notes de fruits blancs acidulés et de tilleul. Un vin salivant et salin qui appelle des fruits de mer (le pêché mignon d’Antoine, qui visiblement mange des langoustines sud-finistériennes par kilos :) ).

- La Charpenterie 2011 : 100% chenin. Vieilles vignes. Assurément son grand vin. Un joli gras vous enrobe le palais en attaque, avant que la superbe tension de ce nectar ne dessine une ligne droite sur votre langue. Une longueur impressionnante et une finesse digne d’un des meilleurs blancs de France. Oui, disons-le, un des meilleurs blancs de France.

Ces 4 cuvées sont dés à présent disponibles aux Caves de Reuilly, à emporter ou sur place sans droit de bouchon dans notre bar à vin.

 

boulard-13

Coup de coeur du mois #6 : Champagne Francis Boulard

Posted on

Sur le blog, on n’avait pas encore parlé de Champagne. Il était donc temps d’y remédier.

On pourrait parler d’Emmanuel Lassaigne, du domaine Fleury ou encore de Françoise Bedel, tous d’excellents producteurs indépendants travaillant selon les méthodes de la biodynamie. Pour cette fois, nous allons mettre en lumière le domaine Francis Boulard

Ce domaine est situé sur le terroir de la Montagne de Reims, à Cormicy principalement.  Un renouveau y a été instigué au début des années 2000 pour produire un champagne « le plus naturel possible ». L’ensemble des parcelles seront bientôt toutes certifiées « agriculture biologique » sachant qu’elles sont déjà cultivées en biodynamie dans les faits. Ces méthodes de travail ultra-qualitatives (enherbement naturel, labours au cheval, suivi du calendrier lunaire, faibles rendements…) sur un grand terroir donnent des vins magnifiques, plein d’énergie, de volume en bouche et de minéralité.

Dans les chais, la matière première est traitée avec la plus grande attention mais le but ultime est de la préservée. Ainsi les fermentations démarrent avec des levures indigènes (naturelles) et les jus ne sont que très peu sulfités. Les dosages en sucre sont inexistants ou faibles, pour laisser le terroir s’exprimer au mieux, sans masque ou artifice.

Autant vous le dire tout de suite : on adore les vins de Francis et Delphine (sa fille, qui prendra prochainement la tête du domaine). Ils étaient d’ailleurs cette semaine en pleines vendanges, comme on pouvait le voir sur le compte facebook de Francis (oui, Francis a clairement un petit côté geek avec minimum 3 publications par jour !).

Plusieurs cuvées sont disponibles aux Caves de Reuilly :

- Les Murgiers : un assemblage de pinot meunier et de pinot noir pour un champagne gourmand, plein de rondeur, avec un beau volume en bouche et déjà de la longueur !

- Rosée de saignée extra-brut et brut nature : un champagne rosé fait uniquement à partir de pinot noir et de pinot meunier. Une conclusion : un rosé peut être un vin de terroir ! Des épices douces, des fruits rouges frais et beaucoup de finesse. Le brut nature parait presque dosé tellement le fruit est net, pur, sans mauvaises acidités.

- Les Rachais 2009 : Assurément le grand terroir des Boulard. 100% chardonnay sur un sol silicieux-calcaire. 75cl de minéralité. Une bouteille qui appelle un accord culinaire. Le vin est gras, sur des fruits blancs murs, tendu et même salin sur une finale longue. A boire assis, il est renversant !

Cet article m’a donné soif, mais il n’est que 14h…et après tout pourquoi pas ?! Comme le disait Lily Bollinger à propos du champagne : « J’en bois quand je suis heureuse et quand je suis triste. Parfois j’en bois quand je suis seule. Si j’ai de la compagnie j’estime que c’est mon devoir. Si je n’ai pas faim je joue avec, et j’en bois quand je suis affamée. Sinon, je n’y touche jamais, sauf si j’ai soif . »

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Le coup de coeur du mois #5 : Les vins naturels de Noëlla Morantin

Posted on

La semaine dernière, Noëlla nous a livré deux cuvées à base de gamay. Après les avoir goutées et regoutées, nous en faisant notre coup de coeur du mois de juillet !

Mais Noëlla Morantin, c’est qui au juste ?!

Noëlla, c’est une personne avenante, souriante et pleine de charme ! C’est aussi ce que l’on appelle une « néo-vigneronne », c’est-à-dire quelqu’un qui n’a pas débuté sa carrière dans le monde du vin. Qu’à cela ne tienne ! Après une carrière dans le marketing et la communication (si je me souviens bien de notre dernière discussion), elle décide de s’installer en 2008 dans le cher. Entretemps, elle fait ses gammes chez de petits vignerons ( ;) ) du vin naturel comme Agnès et René Mosse, Philippe Pacalet…

Du vin naturel plein de charme

Aujourd’hui, elle travaille sur une dizaine d’hectares à Pouillé, et réalise plusieurs cuvées en pétillant naturel, rosé, blanc et rouge. Ce sont deux de ces cuvées de rouge que nous vous proposons aujourd’hui :

- La Boudinerie : un gamay tendu, droit, pur, offrant des notes de fruits rouges acidulés. C’est frais et désaltérant.

- Mon Cher ; un gamay également, vinifié en macération carbonique. Ce qui confère au vin une grande gourmandise : des fruits noirs et des fruits rouges frais, de la rondeur, de la pulpe…un jus formidable !

Par cette chaleur estivale, ces vins sont fortement conseillés ! Ils se boivent un peu frais, autour de 14/15 degrés. Ils se boivent un peu vite aussi, un peu trop…

Mon Cher et La Boudinerie sont disponibles à emporter ou sur place dans notre bar à vin dans le 12ème arrondissement de Paris au 11 boulevard de Reuilly.

A très vite !

crédit photo @MichelSmith

badel

Le coup de coeur du mois #4 : Domaine La Tache à Saint-Joseph

Posted on

Il restait quelques jours pour écrire à propos de notre coup de cœur ! Ce mois-ci il y avait tant de choses dont nous voulions vous parler…mais notre choix s’arrête sur les Saint-Joseph de Fabien Bergeron du domaine de La Tache à Tournon.

La ptite histoire

Fabien Bergeron est un « tâcheron », il a créé une société pour proposer ses services d’ouvrier viticole à plusieurs domaines du Rhône nord (Chapoutier…). C’est de cette histoire qu’est né le domaine La Tache, situé sur les terroirs de Saint-Joseph. Des parcelles magnifiques qui n’ont jamais vu de produits chimiques, et des vignes âgées jusqu’à 80 ans.

Guillamy et Badel

Le domaine propose 2 cuvées, vinifiées naturellement, sans produits œnologiques. Cette année, ces nectars ont perdu leur appellation (pour un prétexte vaseux) et sont en (grand) « Vin de France » :

  • Guillamy n’est pas un Saint 2011 : il a gagné en finesse, en rondeur par rapport au millésime précédent. C’est une syrah sur la gourmandise, le fruit, la fraicheur, et elle se boit vite. Presque trop…
  • Badel n’est pas un Saint 2011 : grand terroir, grand vin. Plus structuré que Guillamy, on pourrait s’y méprendre avec une Côte-Rôtie. Vous avez bien lu, une Côte-Rotie, à la moitié de son prix.

Vous l’aurez compris, nous ne tarissons pas d’éloges sur le millésime 2011 du domaine La Tache. Un jeune domaine qui progresse d’année en année. On a hâte de gouter la suite :) !

Comme d’habitude, ces vins sont disponibles à emporter ou sur tables sans droit de bouchon dans notre bar à vin.

corsenicrosi

Le coup de coeur du mois #3 : Les vins corses

Posted on

Comme vous le savez, aux Caves de Reuilly on adore les vins corses. Et ce mois-ci ce n’est pas un domaine, mais plus d’une quinzaine que l’ont met à l’honneur.

La Corse du nord au sud, de l’AOC Patrimonio à l’AOC Sartène

Il y en aura pour tous les goûts, des vin puissants aux tanins fermes de Patrimonio à la rondeur des vins d’Ajaccio. Dans tous les cas, des domaines où le travail à la vigne est primordial (la majorité sont cultivés en agriculture biologique). Au final, le résultat est dans le verre, comme certains d’entre vous ont pu le constater à la soirée corse jeudi 15 mai. C’est toute la diversité des terroirs de l’île de beauté et par conséquent de profiles gustatifs que nous voulons vous faire découvrir à partir de cette vaste sélection. Ci-dessous, la liste des domaines classés par appellation que vous trouverez aux Caves de Reuilly :

Coteaux du Cap Corse : Clos Nicrosi

Patrimonio : Domaine, Giudicelli, Clos Signadore, Domaine Arena, Domaine Santamaria, Domaine E Croce (Y.Leccia)

Calvi : Clos Culombu, Domaine Maestracci

Ajaccio : Domaine U Stilicionnu, Domaine Vaccelli, Clos Ornasca

Corse Sartène : Domaine Castellu Di Barricci, Domaine Pero Longo, Domaine Sant Armettu, Domaine Saparale

Porto-Vecchio : Domaine Torraccia

Vin de France : Domaine Comte Abbatucci

Les vins de ces domaines sont disponibles à emporter ou à consommer sur place (sans droit de bouchon au-delà de 15 €!) dans notre bar à vin.

A prestu !

soirecorse

Soirée Corse : Le 15 mai à partir de 17h00

Posted on

Comme chaque année, les Caves de Reuilly organisent LA soirée corse ! Au programme, une quinzaine de vins à la dégustation, des charcuteries et des fromages de l’île de beauté.

La Corse du nord au sud

De la prestigieuse appellation Patrimonio jusqu’à l’appellation Corse Sartène, il y en aura pour tous les goûts. En blanc, en rosé et en rouge, vous pourrez faire votre choix parmi une cinquantaine de références. Comme à notre habitude, la part belle sera donnée aux domaine travaillés en bio et vinifiant naturellement. Les domaines proposés, attention retenez votre respiration : domaine Muriel Giudicelli, domaine Santamaria, domaine E croce (Y.Leccia), domaine Catarelli, Clos Signadore, domaine Catarelli, domaine U Stilicionnu, domaine Comte Abbatucci, domaine de Torraccia, domaine Vaccelli, Clos Culombu, Clos Ornasca, Domaine Castellu di Baricci, domaine Pero Longo, Sant’ Armettu, domaine Maestracci, domaine Sapparale et le Clos Nicrosi.

 Dégustez, choisissez et asseyez vous en terrasse

Concrètement, comment ça se passe ? Nous vous proposerons une quinzaine de cuvées à la dégustation, que vous apprécierez dans un verre Spiegelau estampillé « Soirée Corse – Les Caves de Reuilly » (vendu 5€). Ensuite, si une bouteille vous a plu, vous pouvez la prendre à emporter ou la consommer sur place sur notre terrasse (de 120 places assises pour l’occasion). En guise d’accompagnement, vous trouverez des planches de charcuteries et de fromages corses. Pour cette soirée nous ne prenons pas de réservation, donc les premiers arrivés seront les premiers servis !

cave-a-rhum-reuilly

Votre Cave à rhum : du Diplomatico Reserva Exclusiva au Caroni 1996

Posted on

Et oui ! On peut être une cave à vin et vendre également du rhum (et d’autres spiritueux d’ailleurs, mais nous en parlerons plus tard). Il y en a pour tous les goûts, des rhums agricoles aux rhums traditionnels, des plus secs aux plus gourmands…

C’est quoi un rhum traditionnel ?

Les rhums dits « traditionnels » sont élaborés à partir de mélasse de canne à sucre : un sirop issu de résidu de canne à sucre. Ils peuvent être aussi confectionnés à partir de miel de canne : du jus de canne chauffé jusqu’à sa cristallisation. Ces deux matières premières sont donc distillées pour faire du rhum traditionnel, originaire des anciennes colonies espagnols et anglaises.

C’est quoi un rhum agricole ?

Le rhum agricole est élaboré à partir de jus de canne à sucre. Ce jus est ensuite distillé. Il est originaire des Antilles françaises. A noter que seule l’île de la Martinique peut revendiquer l’AOC « rhum agricole » sur ses bouteilles (JM, Neisson, Clément, La Mauny, HSE…).

Du rhum gourmand et fruité au rhum puissant et sec

Trop peu de gens le savent, mais le rhum est un produit complexe et varié. Il y en a donc pour tous les goûts.

Pour découvrir : la cuvée Caraïbes de la Compagnie des Indes, rhum traditionnel aux notes de fruits exotiques avec une belle rondeur en bouche. Gourmand et léger. Sur des notes un peu plus torréfiées et caramélisées, le Diplomatico Reserva Exclusiva, rhum colombien bien connu des amateurs, saura convertir les non initiés. L’Angostura 1919 de Trinidad, dans le même registre, sera une belle découverte.

Pour s’évader : Le rhum mauricien New Grove 5 ans avec son aromatique mentholé et poivré, propre au terroir de l’île est plein de surprise. Le Centenario 20 ans, grand rhum costaricain, composé de rhums âgés jusqu’à 20 ans, offre déjà une belle complexité aromatique, de la puissance et de la longueur en bouche vanillée/caramélisée. Le Caroni 12 ans, de Trinidad, est issu d’une distillerie qui a fermé ses portes. Au nez, des notes fumées, pétrolées, tourbées qui sont la signature de ce grand rhum ! On adore !

Pour méditer : Dans le cercle des grands rhums, le Santa Teresa 1796 possède indéniablement une place autour de la table. Issu de deux types de distillation différentes (continue et discontinue), cette cuvée est un équilibre entre puissance et finesse. La maturation en ancien fût de cognac lui confère de subtiles notes d’agrume confit et de fruits secs. Le Botran Solera 1893 du Guatemala est pour sa part composé pour moitié de rhums vieux de 18 ans ! Sa maturation est perfectionniste avec un passage dans 4 fûts différents : bourbon neuf, bourbon brûlé, Xeres et enfin Porto. Le Caroni 1996 est un rhum traditionnel hallucinant : 17 ans de vieillissement pour une part des anges de 80% ! Autrement dit, il ne reste que 20% du distillat de départ (soit 3910 bouteilles), le reste s’est évaporé. Ce vieillissement intense du au climat tropical permet la création d’un rhum aboutit, unique et rare. Des notes d’agrume confit, de bois noble, d’eau de noix de coco et bien plus de choses encore. On est dans l’ordre du divin. Pour terminer, Rhum Rhum, une cuvée distillée dans la distillerie Bielle par l’illustre maison Velier. Les rhums agricoles sont réalisés à partir de jus de canne, on l’a vu un peu plus haut, mais très rares sont ceux élaborés avec 100% de jus. C’est le cas de cette cuvée de rhum blanc distillée dans un alambic charentais (distillation discontinue). Un grand rhum de dégustation qui fait la part belle à la matière première et aux arômes exotiques persistants.

Tous ces rhums sont à retrouver dans la Cave à rhum des Caves de Reuilly, avec, on vous le promet, plus de rhums agricoles (vieux) à venir dans les prochaines semaines !

Bonne dégustation !

 

 

 

 

 

binet-jacquet

Le coup de coeur du mois #2 : le domaine Binet-Jacquet

Posted on

Ce mois-ci, nous restons dans le sud de la France. C’est surement cet été précoce qui nous fait penser « soleil » ! Un soleil languedocien qui brille sur l’appellation Faugères, et plus précisément sur le domaine Binet x Jacquet.

Un domaine créé de toute pièce

Quand nous l’avons rencontré le mois dernier, Pierre Jacquet (un vigneron sympathique et souriant au physique de rugbyman) est revenu sur la création du domaine avec son compère Olivier Binet. C’était à la fin des années 90. Après avoir acquis quelques parcelles, il décidèrent de les cultiver en agriculture biodynamique. Comme le dit Pierre Jacquet, « même si ça ne marche pas, ça ne peut pas faire de mal ». Après un long travail de plantation de pieds (grenache, carignan, syrah, mourvèdre, cinsault), le premier millésime voit le jour en 2006. Nous ne l’avons pas gouté, mais nous avons pu déguster les 2010, 2011 et 2012. Le verdict est sans appel : nous sommes face à de grands vins !

Le grand terroir de Faugères

Si les vins du domaine Binet Jacquet sont excellents, c’est grâce aux méthodes de travail qualitatives et grâce à un grand terroir. Ce terroir est principalement composé d’un sous-sol de schistes. Cette roche mère que l’on trouve sur les appellations prestigieuses du Rhône nord : Cornas, Côte-Rôtie ou encore Hermitage. Dans le verre, ce sol a pour particularité d’amener de la fraicheur et des notes minérales salines en fin de bouche.

Un vin naturel, vivant

Concernant les vinifications, les deux acolytes sont peu interventionnistes. macérations longues et élevage en vieux fûts pour donner naissance à des vins fins, droits et digestes. Les doses minimes de dioxyde de souffre (moins de 20 mg de S02 total pour chaque cuvée) y sont également pour quelque chose. 3 cuvées sont disponibles aux Caves de Reuilly :

Faugères Tradition 2012 : une belle entrée en matière. Des fruits noirs, un joli touché de bouche soyeux et de la fraicheur.  4 cépages : grenache, syrah, carignan et cinsault. Élevage cuve.

Faugères Réserve 2011 : un grand vin, droit, fin mais puissant avec une belle fraicheur en finale. A l’opposé des vins bodybuildés que l’on peut trouver dans la région. Est-on vraiment dans le Languedoc ?! 4 cépages : grenache, syrah, mourvèdre, carignan. 24 mois d’élevage en vieilles barriques.

Faugères Grande Réserve 2011 : encore un peu jeune bien sûr, mais il offre déjà beaucoup de choses. Une grande complexité aromatique au nez et en bouche, la même droiture que sur les cuvées précédentes avec plus de longueur en bouche. Toujours 4 cépages : le mourvèdre et le grenache sont nettement majoritaires, syrah et carignan complètent l’assemblage. 24 mois d’élevage en barriques, dont 20% de neuves.

Ces trois cuvées du domaine Binet Jacquet sont disponibles aux Caves de Reuilly, à emporter ou sur place dans notre bar à vin.

cave-de-reuilly-rayon-profile

Hep Caviste, pourquoi ya du gaz dans mon vin ?

Posted on

Voilà une question qui revient de temps en temps aux Caves de Reuilly. Si vous avez acheté une bière ou un vin pétillant : pas de problème, c’est le but escompté ! En revanche, si votre vin (rouge, rosé ou blanc) était supposé être tranquille, c’est-à-dire non pétillant, cela peut paraître bizarre…

Pas d’inquiétude, c’est une volonté du vigneron !

Comme vous le savez, les producteurs de vin naturel utilisent peu ou pas de sulfites (dioxyde de souffre) pendant les différentes étapes de l’élaboration de leurs vins. Le dioxyde de souffre, c’est l’intrant qui permet notamment de protéger le vin contre l’oxydation. Pour en utiliser le moins possible, certains vignerons ont fait le choix de laisser un peu de gaz issu de la fermentation alcoolique dans leur vin (Laurent Herlin, Domaine du Picatier, Domaine de la Sorga…). Ce gaz carbonique naturel remplace donc le dioxyde de souffre dans son rôle d’antioxydant. C’est donc une démarche qualitative.

A consommer avec ou sans gaz…

Personnellement, je n’éprouve pas de plaisir à boire ce type de vin en gardant le gaz. Je le fais donc sortir en carafant le nectar divin ou en secouant un peu la bouteille (en ayant pris soin bien sûr d’y remettre le bouchon ;) ) quand je suis plus pressé. Mais certains vignerons comme Anthony Tortul, du domaine de la Sorga (Languedoc et Sud-Ouest), nous ont expliqué qu’ils préfèrent boire le vin tel quel, considérant que le gaz ramène un peu de fraicheur dans la boisson.

Maintenant que vous savez pourquoi il y a du gaz dans votre vin, gardez-le ou pas ! Dans tous les cas, lors de votre passage aux Caves de Reuilly, nous vous prévenons si le vin que vous choisissez en contient, évidemment.